Samedi 28 mai 2005
Vacances !


Comme ce mot sonne si doux à mes oreilles, synonyme de soleil et de plage, de baignade et de chaleur; et de toute bonne chose qui font vraiment envie ! Hein !

Et oui, fini le stress du compte-rendu, de cette fichue impression que rien n'est fini, que rien ne se finira, que la fin et proche et que la première année sera notre prison !

Les partiels sont faits. La chaleur arrive.

Et, en exclusivité, des photos du dernier "entre midi et deux" , et, de l'amphi ou j'ai passé les maths, quelques minutes avant le début de l'exam.




Chloé




Joseph





Charline




Vive les révisions, vive le stress. Il fait chaud.



Ca sent le stress, hein? Non? Ah, non.



Ca sent l'été, surtout.



Y en a qu'on plus de mal que d'autres...




Quoique, non...




Eh ouais, on va gagner...


par Jé publié dans : La vie de l'elfe
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Mercredi 18 mai 2005
Voilà maintenant deux mois que Lanaee est partie, sans même se retourner, du village qu'elle et sa famille habitait pratiquement depuis l'évènement. Trois ans après, exactement, quand le grand Roi Doryan a jugé bon de reconstruire ce qu'ils avaient perdus auparavant. L'arrière grand-père de la jeune fille a vécu avec Doryan, qui n'était pas un Roi, d'après la rumeur des plus médisant, mais qu'un simple garçon, et que les plus mauvaises langues qualifieraient de 'pas mieux qu'un garçon de ferme'. Un blasphème.

Deux mois. La cité Lyonnaise, qui est a une lieue de celle qui fût avant l'évènement, même en pleine reconstruction, est gigantesque. Lanaee n'en revient toujours pas, quand elle tourne à l'angle d'une rue poussiéreuse, battue par des centaines - des milliers - de pieds. Soixante dix ans n'ont pas permis de reconstruire une ville entière, mais les ébauches sont jetées depuis longtemps, et, chaque jour, de nouvelles personnes afflluent pour faire fortune, construire, aider la cité de Lyon à prendre son essor. Ceux qui y viennent pour faire fortune, au mieux, risque de finir riches commerçants. La noblesse, en Lyon, est établie depuis soixante dix ans, et elle cette noblesse n'est autre que ceux qui furent des acteurs évidents des premiers mois de l'évènement. Des familles qui maintenant, sur trois - voir quatre - générations regroupe des dizaines et des dizaines de membres. Parfois, l'ultime ancêtre est encore vivant, dirigeant d'une main de fer toute sa descendance, usant de son influence pour que ne sombre pas les idéaux qu'il avait, encore gamin, quand tout est arrivé. Mais les Hommes sont et resteront des Hommes. Et la Puissance et le Pouvoir attire bien plus que ce qu'un esprit peut accueillir. Prétention, arrogance, vanité. Tellement de ressentiment qui habitent les plus jeunes des Nobles Familles - Les Puissants Nobles - et qu'exhortent pourtant les plus vieux. Le monothéisme, quelque soit le Dieu, n'a plus eu cours dès l'évènement. Mais l'Homme a besoin de croire. Et des sur-hommes sont apparus. Lauréline. Aymeric. Florian. Minaëlle. Nicolas. Mais de combien, à part les derniers anciens encore en vie, se souviennent de leur noms exacts? Leurs exploits ont été regroupés dans un immense livre, fait par le grand roi Doryan lui même. Les idéalisant. Les déifiant. Ce qu'ils abhorraient. Mais la mort les a emportés, et leur descendance, au contraire des Puissants Nobles, s'est perdue dans les rouages du Temps. Volontairement? Peut-être. Soixante dix ans ont suffit à donner à ces enfants de 18 ans quand Tout est Arrivé un statut au dessus de celui d'Humain. Et, se référant à l'écrit de Doryan, ils devinrent affiliés à différentes catégories.
On dit que les dernières paroles de Florian - le dernier vivant - quand il rendit l'âme furent qu'il allait enfin rejoindre ses amis, dans le Tissage même, là ou Lauréline et Nicolas ont crée leur réalité. Puis il est mort, souriant, sa large hache, qu'il avait quand il est arrivé en Lyon, un mois après l'évènement, tenue avec autant de force qu'un homme de quatre vingt cinq ans à la vigueur d'un de vingt cinq. Il est parti rejoindre Leur réalité, veillant sur chacun des vivants, étant les vivants eux même, puisque DANS la Toile.

Deux mois. Lanaee secoue la tête, le temps est passée si vite.

"_Un problème, Soldat ?"

Elle secoue négativement la tête, une seconde fois.

"_Bien, alors. A tous, j'espère que ces deux mois d'entrainement auront fait de vous de vrais soldats. Maintenant, vous faites partie de l'armée du Nouveau Royaume, sous les ordres du Puissant Noble Bonnefant, lui même sous les ordres de notre Grand Roi Doryan. Puisse la Mort ne jamais vous effrayer, et puisse Floran dispenser sa Force dans votre bras. Adieu."

Lanaee tape la hampe de sa lance contre le sol, comme chacun des cinquantes  soldats qui l'entourent. Elle est soldat, maintenant. Et elle va se battre pour l'honneur de son Royaume et de Doryan. Du Grand Roi Doryan. Et demain, elle le sait déjà, elle part avec dix autres bataillons comme le sien, dont cinq sont dirigés par le même homme, et le reste par un autre Puissant Noble. Ils iront par delà les montagnes, à la République - un mot qui lui semble si étrange à prononcer - des Allemands. Et ces cinq cent soldats ne seront pas censé attaquer. Simplement escorter les deux Puissants Nobles qui la dirigent, en délégation vers l'Allemagne. En soixante sept ans d'existance, c'est la tradition de l'Ecole de l'Armée que de faire l'escorte pour la première mission.
Par delà les montagnes ! Cette pensée effleure l'esprit de la jeune fille, lui arrachant un sourire qui vaut le sifflet de Malebran, l'un des beaux-garçons du bataillon, qui, croit qu'avec son oration et ses cheveux bien rangés, arrivera à gagner autre chose qu'une rossée de coup de la part de Lanaee. Pourtant, aujourd'hui, elle n'en a cure. Les montagnes ! Son fichu arrière grand-père lui a mis ses rêves dans la tête, lui contant l'histoire de ces magnifiques monts enneigés, gigantesque morcaux de Terre qui s'élèvent, défiant les cieux.

Une vague de joie parcourt l'assemblée, et les hommes et femmes qui composent le bataillon lève haut leur lance, estampillée - comme le haut de leur plastron - du blason Royal, hurlant à la Gloire du Grand Roi Doryan. Lanaee est submergée par l'euphorie ambiante. Ils sont soldats. Sa vie est dévouée au Peuple et au Roi. Sa lance se lève encore vers le ciel


.


Il en est ainsi alors que les Temps de l'Eveil débutent, apportant avec eux les bases d'un monde nouveau, d'une Humanité nouvelle. Si seulement Elle ne pouvait ne pas retomber dans ces travers qui apportèrent le sceau de la Fin. Puisse l'Humanité rester ce qu'elle fût après l'évènement : le rêve d'un enfant.


par Jé publié dans : Les temps de l'Eveil
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Dimanche 15 mai 2005
Entre deux révisions, alors que la chaleur accable nos esprits et usent nos mains (à moins que ce ne soit le stylo...ou à moins que ce ne soit...Non, euh, Julien, non, t'inquiète, j'en parlerais pas), que la grandeur du monde se joue dans les coins sombres des bâtiments administratifs. Oui, tout cela, tout cela se déroule dans les sombres heures ensoleillés d'un Dimanche après midi...Tout cela s'est passé, et nous, ne sachant que faire, tuant notre temps pour ne pas qu'il revienne, débridant mon cervelet somato-sensoriel d'une fin digne de celle des Ténèbres liées à l'ère des Temps.

Que faire?


Le temps est beau. Lavons la voiture.



"Oui mais bon, à la longue, c'est pas marrant"

Alors on rentre. Et on s'amuse, comme on peut. (Romain est une outre sans fond qui ne peut se remplir...la preuve) :


C'est du propre.

Mais il tient pas longtemps.




Moralité : Non mais qu'est c'que vous faites ici? Revisez !
(Sinon vous allez finir comme lui et je vous assure, c'est pas génial)

Merci à Romain pour s'être choppé la honte.
Aucun animal n'a été blessé pendant le shooting

(la totalité des photos ici!)


par Jé publié dans : Déconne
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Samedi 14 mai 2005
Oui, révisions.


Encore une semaine et demi avant les partiels, un peu la misère de réviser, mais je dois avouer qu'y a pas l'choix. Alors je me hâte, avalant les mots, les casant dans un espace de ma cervelle. Moi qui croyait qu'il n'y avait presque plus de place, malgré le peu qu'il y avait, je suis réellement surpris par la plasticité de la mémoire, la sélectivité rationnelle de l'espace inter-modal des cortexs spatio-temporels (est il besoin de rappeler qu'il y a S1 et S2?)

Bref, moi, ce qui me fout en rogne, c'est ça :


Foutu beau temps qui me nargue à la fenêtre
pendant que je révisiationne...


Bon courage à tous.

par Jé publié dans : La vie de l'elfe
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Samedi 14 mai 2005


Bonsoir ! Voici un autre personnage qui fait son apparition dans la suite des Chroniques. Nous sommes toujours dans les temps de l'Eveil, bien que beaucoup plus tard que Lanaee. Autre endroit, autres moeurs. Autre histoire.

Bonne lecture.

L'Elfe
L'elfe






Le regard voilé du jeune homme surplombe l'abysse. On raconte que ce sont les vestiges d'une immense cité. Lui ne voit que de la poussière, et les restes de verdure, qui se désagrègent au toucher, faute d'hydratation. Il soupire, tandis que d'une main distraite il fait tomber le sable par dessus le parapet, suivant des yeux la chute infinie. Le vent souffle, s'engouffrant à travers les failles des murailles, à travers les feuilles mortes, qui volent en poussière, le tout avec force de sifflements et d'étranges bruits. Eheren se doute qu'à ses sons se mêlent ceux d'agonies des 'bêtes' qu'il n'a pas tué sur le coup. Tant pis, elles mourront quand même. Là aussi, on raconte que c'était d'anciens êtres humains. Moins chanceux que les autres. Ou peut être plus fautifs. Quoi qu'il en soit, ils étaient sur son chemin. Le jeune guerrier se relève d'un bond agile, malgré le fait qu'il soit pratiquement en équilibre avec une abyme sans fin sous les pieds. Son repos à assez duré. S'il n'est pas de retour dans vingt heures, les chefs de chaque Peuplades ainsi que leur Em'tec - Celles Qui Tissent - respectives le déclareront mort, et partiront sans lui. De toute façon, s'il n'est pas sorti dans vingt heures, c'est qu'il est mort. Et il le sait.

D'un pas sûr, il se déplace à travers les travées désertes et poussiéreuse, aussi discret qu'une Ombre - l'héritage de Sael'ynn, ses yeux émerveillés de tant de merveilles et grandeur.

S'il est là, c'est pour une simple et unique raison : Prendre la place de Chef de Peuplade à son père, Enfant de Sael'ynn.Il le doit, puisque c'est inscrit en lui même. Et c'est son père qui l'entraine depuis qu'il est en âge de porter une arme. Depuis 13 ans, donc. Il en a 18. L'âge ou l'on devient Dirigeant. Un Chef d'une Peuplade de l'Is'Sael'ynn Besdark. Le Peuple de Sael'ynn.

Quand le desespoir te prendra, et que tu sentiras la main froide de la mort se poser sur ta nuque, alors tu seras arrivé. Arrivé à la fin de ta vie, ou au début de tes charges. Combat toi toi-même ou meurs. Va. Subit l'épreuve de Sael'ynn, ce que lui même à subit et vaincu.

A une centaine de pas, une arche git, agité en son centre par une dépression qui fait tournoyer l'air sur lui-même étrangement. Et par delà cette arche, le vent ne semble avoir aucune emprise. D'un pas décidé, Eheren s'élance, empoignant ses deux lames et les dégainant avec célérité.

Puis il passe l'arche. L'arche et cette sensation de froid qu'il n'a jamais connu dans le Désert des Toïs. Un froid qui lui prend les jambes, lui bloque le corps et le fait tomber, tête la première. Tomber?! Non, c'est un Enfant de Sael'ynn, il ne peut...

Sinueux, le froid s'engouffre maintenant dans son esprit, glissant le long de ses os, révulsant son estomac. Ses armes, ternies, lui semblent si lourdes, si innapropriées dans ses mains, qu'il les lâche alors que le froid se transforme peu à peu en Terreur, immobilisant son âme, glaçant ses pensées. Qui est il?! Toutes ces ténèbres, ce sinistre paysage...Un rire s'élève, non loin, tandis que deux pupilles jaunes - ou est ce son esprit atterré qui invente cela? - s'allument dans les ombres. La mort. Combats toi toi même ou meurs. Elle vient lui prendre la vie. La silhouette, immense, se détache des ténèbres. Eheren tombe à genou, pleurant comme un enfant du Peuple qui aurait croisé pour la première fois les Raïno'héros' - énorme animal avec une unique corne surplombant son visage, mais il n'est pas un enfant ! Les larmes sillonnent son visage, la peur paralyse chacun de ses membres. Mais...

C'est un enfant de Sael'ynn. Sael'ynn, livré à lui même lors de l'Evénèment. Seul contre le monde entier. Sael'ynn, puissant parmis les puissants. Il ne peut pas faillir, pas maintenant. La peur s'égrène, la colère emplit son être. Tel un poison, corrosif, elle brûle ses veines. La silhouette se rapproche de lui, d'une démarche sinueuse, sa longue capuche ne cachant qu'un visage lisse. Qu'une boule noire de ténèbres.

Les yeux d'Eheren étincellent. Puisant dans la Toile même, qui lui apparait alors, il puise dans l'âme même de Sael'ynn, et d'un bond agile, se saisit de ses deux lâmes courbes et s'élance à l'opposé du monstre, qui d'un mouvement le poursuit.

Eheren bondit sur le mur qui lui fait face, tandis que la Toile lui offre le nom de Sael'ynn, un mortel qui fût comme tous les autres. Hurlant à la gloire de ce mortel, devenu le Père de l'Is'Sael'ynn Besdark, le jeune homme, ayant vaincu ses peurs, s'envole par dessus la créature des ténèbres.




"A la gloire d'Aymeric !"

Tranchant net le fil de cette artificielle vie.



par Jé publié dans : Les temps de l'Eveil
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Vendredi 13 mai 2005


Bonjour ! Voilà, pour aujourd'hui pouvoir mettre un article, je mets ici le discours de Florian, 4 mois aprés l'évènement.

Cet article à été écrit en fait par Florent, l'un des premiers lecteurs des Chronique d'une Chute (que j'essaie en vain de fini, oui, je sais!), et, source directe pour l'inspiration de l'un des personnages principaux. Il était pour moi normal de le faire parler de sa bouche même, comme il se serait exprimé alors. Je lui ai demandé d'écrire ce que vous allez lire ensuite. Il l'a fait, merci à lui.

Bonne lecture,

L'Elfe



 

On se demande pourquoi j’ai changé de comportement aussi brutalement, mais soyez en sûr, j’en étais le premier étonné.

Au début je me suis dis que c’était peut être l’évolution…Un mec avait décrit les différentes évolutions dans un siècle précédent, je ne sais plus son nom, mais il était sur les îles Komodores, ou quelques chose comme ça….Darwin je crois.

C’était ma petite évolution personnelle.

Mais en y réfléchissant mieux, certains sujets et idées préconçues, celles qu’on vous enseigne dès la maternelle, les différentes valeurs à respecter et les normes à ne pas dépasser, et toutes sortes de conneries dans le genre me fout en rogne. Voilà peut être pourquoi je voulais tant partir au Japon, d’un coté parce -que leurs valeurs et normes me paraissent dans l’ensemble intéressantes et honnêtes, mais celles qui ne le sont pas, j’ai assez de maturité pour ne pas les laisser rentrer dans mon crâne.

Bref, j’en suis loin maintenant de tout ça.

N’empêche que je suis d’un coté content que ce « drame » comme vous le définissez vous-même, cela pourra permettre de changer toutes les conneries qu’on nous force à croire. Comme Jésus et les siens…

J’aimerai….Je veux changer toute cette merde déjà construite. Un peu comme un sorte de coup d’Etat…sans Etat.

Je vous entends déjà dire : tu ne veux juste que remplacer Jésus,tu veux que les générations futures,s’il y en a, te prient comme nous,on a prié Jésus.

C’est là où vous avez tout faux. Oui je ne veux plus de Jésus et de Mahomet et de tous les autres, mais ce n’est pas pour mettre mon nom à la place. En effet, personne ne devra prononcer mon nom à des inconnus,que ceux de l’armée sauront qui je suis, et si quelqu’un essaie de créer mythes et légendes autour de mon nom, ou de celui d’un autre , je le tuerai de mes mains sans états d’âmes ni remords ni regrets. Rien.

Au contre, je serai soulagé de vous faire tous confiance sur les non fuites.

Je ne veux pas que les générations futures aient quelques choses dans ce style.

Je ne me bats pas pour la prospérité et pour mon honneur.

Je profite juste de ce changement radical de situation.

Après je peux être traité de tous les noms, je m’en fous.

 

 

Je suis parti de chez moi après le sinistre complètement désemparé, c’est en chemin, avec mes hommes, que j’ai réellement réfléchis à cela. Voilà un de mes buts premiers. Je n’ai jamais aimé me battre, je me battais que lorsque j’étais énervé et je me souviens que je pleurais en même temps.

Là, j’ai envie de me battre pour ma cause, pas parce qu’elle est juste, mais parce -que c’est ma raison de vivre maintenant, c’est ma cause,et elle est juste, mais peut être uniquement pour moi, cela m’importe peu. Mon armée qui m’accompagne partage aussi mon opinion.

 

Je suis parti de chez moi, avec mon seul sabre, vite brisé, et très rapidement j’ai rencontré des compagnons qui, la plupart, sont toujours ici avec moi. Plus j’avance, plus j’ai l’impression d’aimer me battre, ça me donne tellement de sensations que maintenant je n’ai plus aucunes hésitations.

J’ai jamais aimé que quelqu’un dirige ma vie, ou rien que de le penser, ça m’écoeure. Je ne suis pas contre des indications bien au contraire, mais je veux toujours être le seul juge de mes actions. Quand j’entends parler de destin et tout, ça me fait bien marrer. Ce qui arrive, tu le dois qu’à toi-même.

 

Sachez surtout,comme je vous l’ai déjà dis, que je n’aime pas me battre, je prends du plaisir maintenant, mais ce n’est pas mon ultime but,même si notre génération aura une vie difficile car le seul moyen est de se battre,je me bats pour les générations futures. La 2ème voire la 3ème.

 

Florian, marchant sur Tübingen (ancienne Allemagne)

dix-septième année après Evènement

 

J’aimerai réussir à mon objectif, avec ou sans vous, si vous n’êtes pas d’accord avec moi à un certain moment et que je suis sûr qu’Aym’ ne court pas de danger imminent, et bien je partirai comme je suis venu.

 

Voila à peu près tout, je n’ai pas l’intention de vous en raconter plus sur moi car vous en savez déjà bien assez. Assez j’espère pour me faire autant confiance que vous avez confiance en Aymeric.



Rédigé par Florent

 

 

par Jé publié dans : Chronique d'une Chute
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Mercredi 11 mai 2005



Note : Bonsoir à vous. Cette nouvelle va ouvrir "Le temps de l'éveil", suite du roman que j'essaie de finir. Suite, pas réellement. Soixante dix ans se sont passés depuis l'évènement, nous sommes ici en pleine reconstruction du monde, tandis que les cités naissent et grandissent, que les royaumes se créent, les alliances se nouent, et le tout prend une dimension internationale. J'espère aussi que ceux qui ne connaissent pas les Chroniques d'une chute prendront plaisir à lire ceci. Et j'attends toutes vos critiques. Merci.
L'Elfe.









"Le temps de l'éveil"


Les gardes passent devant moi, dissimulant à peine leur sourire à la vue de mes genoux que rien ne dissimulent. Une grimace, du moins, je le ressens comme cela, ombre mon visage. Quels idiots ! C'est la cohue, ces derniers temps. Et ce, depuis qu'un Puissant Noble s'est installé dans le hameau qui s'était formé dix ans après l'évènement.

L'Evenement, je ne l'ai pas vécu. Ni même mon père. Pas même le père de mon père. Je suis née dans la poussière d'un monde qu'on reconstruit, alors que mon géniteur me serinait sur un moment qu'il n'avait vécu, me récriaient les horreurs de la période qui le précédait, utilisant des mots qui, aussi lointains et bizarres qu'ils me paraissent sur le moment, ne m'effleurent même pas l'esprit par la suite. Cela ne m'interesse pas. Quels que fûrent les gens qui peuplèrent le monde. De toute façon, mon arrière grand-père est fou. Son esprit se perd, tandis qu'il parle seul et marmotte sur la vie d'avant. Il regrette, lui. Il est trop vieux pour voir les bonheurs de la vie. Le soir, il reste dans le coin sombre de la pièce, assis sur son siège, sa main droite bougeant dans un reflexe incontrolable, ses lèvres remuant entre les bulles de bave des paroles inaudibles, ressassant sans cesse les splendeurs des grandes villes, des 'voitures', des 'avions'...Il est fou.


Je viens de fêter mes dix huit années de vie, un passage dans la vie humaine important. A ce qu'il parait. Je peux m'émanciper, quitter le foyer et faire ma vie ailleurs. Lyon. Par exemple, la cité de Lyon. Déjà quatre de mes amis y sont partis. L'avenir est là-bas, ont ils dit. Peut être, mais ma famille est dans cette ferme, et même si mes trois plus petits frères savent manier la bêche et la sarcle avec dextérité, deux mains de plus ne sont pas du luxe.

Qu'ils me regardent encore une fois avec ce sourire de porc, et je les égorge comme tels.

Dix huit ans. La cité Lyonnaise. J'irais bien voir notre Roi Doryan, quand même. Parait il qu'il a gardé les traits d'un homme de cinquante années. Il en a quatre vingt huit. Mais cela ne fait aucun doute que les Eveillés sont la cause de cette cure de jouvence ! Il doit y avoir aussi un tas d'Eveillés, dans la cité.

Mais bon, la cité est à une centaine de kilomètres au nord ouest. Et je n'ai jamais dépassé l'étang du vieux Luc. Un ami à mon arrière-grand père, si vous voyez ce que je veux dire. Il est tout aussi fou que lui, et comme par hasard, lui aussi était avec Doryan, Nicolas, Aymeric, Lauréline, Florian et Minaelle quand tout est arrivé. Biensûr ! Quoi qu'il en soit, c'était à quatorze kilomètres de la ferme et du hameau de l'Aespoir. Pas à cent. Y en a au moins pour trois jours, et ce si on estime n'avoir aucun problème durant le voyage. Assez difficile par les temps qui courent. C'est ce que le colporteur nous a dit, pas plus tard qu'hier. Ca faisait quand même un mois que nous l'attendions, et il est arrivé, sereinement, comme ça, avec cette fichue cohorte du grand seigneur. Ca y est, sa baraque est finie. Une immense demeure, le palais des contes de ménestrels. Celui que toute fille de dix ans rêve d'avoir. Le palais. Parcque le Puissant Noble est sacrément laid ! Ce qui ne l'empêche pas de sourire à tous et de loucher sur toutes les filles potentiellement capable de passer dans sa chambre ! Maudit soit il, lui et ses fichus gardes ! Des pouilleux en plastron de cuir de boeuf, à peine adouci, leur hallebarde entre les mains comme un objet inutile, et le sourire niais qu'ils arborent à chaque passage devant elle !

Bon sang, c'est la troisième fois je vais les...


Lanaee se lève d'un bond de sa souche d'arbre ou elle s'était arrêtée quelques instants de sarcler, et, furieuse, s'approche grands pas des deux gardes, qui, déjà sourient.
Le poing de la jeune fille se serre et elle l'agite sous le nez des deux, hurlant à ses deux idiots que ce n'est pas une façon de regarder les jeunes filles ainsi !

"_Lanaee ! Au lieu de jouer de tes charmes avec les Gardes de notre Puissant Noble, reviens donc par ici arracher ces fichus herbes qui poussent entre mes salades !
_Oui, père. Oui." Ses dents se serrent, et, inconsciemment, elle les fait grincer de colère.

Je vais lui dire. Demain. Oui, Demain, je m'en vais. Mher et Tenlemval sont déjà en Lyon. Mon avenir n'est pas ici.




* * *

Les gemissements de pleurs de sa mère l'exaspère. Elle ne part pas au bout du monde ! Juste à Lyon. C'est qu'elle doit être ridicule, armée comme elle l'est ! Le vieux fou a insisté pour lui remettre ces deux épées. Certes, elles sont magnifiques, très bien équilibrées, mais, en quoi cela lui servirait il? Quoi qu'il en soit, ses parents étaient rassurés. Alors elle les a prises. Le colporteur semblait très heureux d'apprendre qu'elle viendrait avec lui jusqu'en Lyon.

Je sais pas si je vais pouvoir supporter son regard pendant trois jours, à ce sacré homme !

La cariole du marchand s'ébranle, Lanaee accompagnant le cheval par la bride, tandis que le colporteur s'installe tranquillement sur son siège de guide (Heureusement que y avait qu'une place ! Au moins c'était une excuse de moins à trouver pour pas m'assoir à côté de lui ! )

Au loin, la mère Montmarmon s'effondre en larme. Sa fille unique s'en va.

Pourtant, un magnifique sourire fleurit sur les lèvres de Lanaee.

Je suis Lanaee, et je pars voir le grand Roi Doryan !











par Jé publié dans : Les temps de l'Eveil
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